Quoi ma gueule - Portrait
Le 11/10/18
olivier henry

Olivier Henry, co-fondateur et directeur de la création chez La Force

 «Notre agence veut s’adresser à tout le monde»

Cette semaine, Pulpe a rencontré Olivier Henry, le co-fondateur de l’agence indépendante La Force. Une agence née il y a presque deux ans.

 

Parlez-nous de l’histoire et du concept de La Force.

Nous étions trois créatifs de profils et de cultures différentes. Moi je suis concepteur-rédacteur de formation. L’idée est partie du constat que la relation agence-annonceur qui ne marche plus. Avoir 6 personnes entre vous et le client, ça crée une distorsion. Le but était donc de renouer le contact avec le client. Je ne suis pas militant, ni pro black power mais ce sont toujours les mêmes qui passent dans les castings. A t’-on déjà vu une famille 100% asiatique ? Non, il y a papa, maman, les enfants blonds et le chien. Le problème n’est pas ici mais dans la société française, même si elle avance. N’importe quel annonceur sait parler à sa communauté alors notre agence veut et doit s’adresser à tout le monde.

Quelles sont vos principales missions chez la Force ?

Permettre la naissance des idées, veiller à ce qu’elles soient une solution efficace au business des clients. Je suis comme un chef restaurateur, je décide du menu avec la brigade, enfin les créatifs ! Je recrute aussi des talents de profils différents. 20 ans que je suis dans la pub, je ne recrute pas des gens comme moi. L’âge ne compte pas, c’est la façon d’exprimer son talent. Côté exécution, on choisit les prestataires les plus pertinents sur chaque sujet. Le client veut un produit au top des ventes ? Une bonne créa est une solution créative à un problème business !

Quels projets vous ont le plus marqué ?

Un premier film de marque et une activation digitale pour lancer le produit Cab Plus. Ensuite, il y a eu RMN Grand Palais pour des cours d’Histoire de l’Art. Et Sushi Shop qui souhaitait une identité de marque pour ses 20 ans. On lui a créé des films déjantés digitaux liés aux jeux télé japonais. Il n’y a pas de règle ou de format spécifique, l’important c’est qu’une idée soit adaptée au format où elle doit être.

Les prix que vous avez reçus et dont vous êtes le plus fier ?

Un prix au Club des Directeurs Artistiques pour Vizir avec les Simpson parce que c’est le tout premier. Le Lion de Bronze pour Bouygues Telecom. Et le Grand Prix de la Radio pour la campagne radio et digitale Francine, réalisée avec des bruits de cuisine à shazamer, quand j’étais chez Hérézie. La Com’ c’est aussi utiliser ses 5 sens !

Vous êtes positif ou pessimiste quant à l’avenir de la presse et du print ?

La Force a eu la chance de bosser avec RMN Grand Palais pour une campagne 4×3 dans le métro et en presse magazine. On y avait aussi inséré le programme détaillé pour les publics. C’est le rôle de ces supports d’expliquer, ou pas dans le détail l’offre du service ou du produit. Côté usage perso, impossible de sacrifier au digital Optimum, Lui et The Good Life. Beaucoup prédisent la mort du print, pas moi. Le CD est arrivé, le vinyle est revenu. Le magazine ne souffrira pas mais le quotidien peut-être. À la plage vous ne verrez qu’une ou deux tablettes parmi les lecteurs de mag’. On a encore besoin d’avoir du papier physique. Un post Facebook dure deux heures, ça n’a rien à voir avec une coupure gardée dans un dossier. Je suis réaliste mais optimiste !

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